Un bâtiment en forme de cep
Le bâtiment est l’œuvre de l’agence XTU, d’Anouk Legendre et Nicolas Desmazières. Sa forme évoque un cep noueux, le vin qu’on fait tourner dans le verre et les remous de la Garonne. Il monte à 55 mètres sur huit niveaux, pour 13 350 m² de surface. La façade assemble 918 panneaux de verre, en trois teintes (vert clair, gris et or), et 2 300 panneaux d’aluminium ; le tout repose sur 300 pieux de béton enfoncés à 30 mètres.
Le chantier a coûté 81,1 millions d’euros, contre 63 millions prévus en 2011, financés à 81 % par des fonds publics ; la Ville de Bordeaux en a apporté 31,1 millions. En 2019, la Cité du Vin a reçu 400 000 visiteurs, dont 55 % venus de l’étranger.
Réserver son billet
Le billet acheté en ligne est coupe-file : il évite la queue à l’entrée de l’exposition permanente, ce qui compte en été et pendant les vacances. Horaires et tarifs, relevés sur le site officiel en septembre 2026, sont dans l’encadré « L’essentiel pour y aller ».
Ce qu’on voit pendant la visite
L’exposition permanente occupe un grand plateau ouvert, sans sens de visite imposé. On y circule avec un guide numérique et un casque, disponible en plusieurs langues. Les espaces parlent des vignobles du monde, de la géologie, des cépages, du commerce du vin, de la place du vin dans les religions, les arts et la table. Il y a beaucoup d’écrans et de dispositifs à manipuler, dont un espace consacré aux arômes où l’on sent des flacons.

La visite couvre le vin du monde entier, et le bordelais n’y occupe qu’une place parmi d’autres. Si c’est le vignoble local qui vous intéresse, prévoyez plutôt une visite de château ; on les présente dans notre rubrique vignobles et châteaux.
La visite se termine au Belvédère, à la hauteur du huitième étage. Le verre compris dans le billet est servi au bar, avec une vue à 360 degrés sur la Garonne, les Bassins à flot et le pont Jacques-Chaban-Delmas. Les moins de 18 ans reçoivent un jus de raisin.
Avec des enfants, et au-delà de l’exposition
Avec des enfants, une heure et demie suffit souvent : ils se lassent des parties les plus textuelles, mais les espaces sensoriels leur plaisent.
La Cité du Vin propose aussi des ateliers de dégustation, des expositions temporaires, des conférences et des soirées. L’agenda est publié sur son site ; certains ateliers demandent une réservation.
La cave, le restaurant et l’auditorium
Au rez-de-chaussée, la cave de la Cité du Vin compte environ 14 000 bouteilles venues du monde entier : c’est l’endroit pour repartir avec un vin goûté au Belvédère ou une curiosité d’un autre pays. Au septième étage, le restaurant Le 7 a vue sur la Garonne. Le bâtiment abrite aussi un auditorium de 250 places, où se tiennent conférences et projections.
Y aller à vélo
Depuis le centre, le vélo reste le trajet le plus agréable : on longe la Garonne par la piste des quais et on traverse les Chartrons avant d’arriver au pied du bâtiment.
Notre avis
Le bâtiment et la vue du Belvédère valent le déplacement à eux seuls. L’exposition est riche mais inégale : très réussie sur le voyage du vin et les sens, plus lourde dès qu’on reste devant un écran. Les avis Google disent la même chose. Un peu plus de la moitié (56 %) donnent cinq étoiles, mais la note est plus partagée que pour les autres grands lieux de la ville : un visiteur sur six met trois étoiles ou moins, souvent parce qu’il trouve le billet cher pour ce qu’on apprend sur Bordeaux. Pour comparaison, les Bassins des Lumières voisins recueillent 79 % de cinq étoiles. Venez avec la curiosité du vin en général et vous ne serez pas déçu.
Dans le même coin
La Cité du Vin et les Bassins des Lumières sont à un quart d’heure à pied l’un de l’autre : ensemble, ils font une belle journée à Bacalan. Le soir, redescendez vers le centre par les quais et les Chartrons, où l’on dîne bien ; nos adresses sont dans la page des restaurants des Chartrons.
